mardi 18 mai 2010

& le passé.

C'est un fait, j'ai toujours eu ce (p*tain de) penchant mélancolico-nostalgique, qui me fait aussitôt avoir remords, regrets, amertume et compagnie à la simple évocation du moindre souvenir. Je m'en veux, si je pouvais me mettre des baffes, parfois, ça serait tout spécialement dans ces moments-là.
Seulement voilà, avec le temps j'ai appris à tourner des pages, j'ai compris que la vie n'était pas un film écrit à l'avance et que le casting pouvait souvent changer en cours de route. Personne n'est éternel, même sans parler de décès et tout le tralala à pleurer dans les chaumières. Pas même les amis. Et ceux qui vous font rire aujourd'hui peuvent tout aussi bien vous faire pleurer demain. Alors depuis que j'ai compris tout ça, j'ai adopté une position du lotus psychiquement parlant. Comme si mes sentiments et mon cerveau s'étaient alignés sur le même principe, selon lequel "le juste dosage est le bon dosage". À savoir que, dans la vie, l'essentiel est de ne jamais sombrer dans l'excès ou la passion. C'est ma règle de conduite. En amitié, pareil. En amour, encore plus. Une manière comme une autre de me créer ma carapace. Et gare à celui qui voudra cogner dedans...

mercredi 17 février 2010

& les entretiens d'embauche.

C'est quoi cette foutue insomnie qui vous prend toujours quand il faut pas ? La veille d'un entretien d'embauche, par exemple. Et pourquoi, pile ce jour-là, il faut que tous les éléments soient réunis pour lutter contre vous comme contre la grippe A ?

Vous avez jamais remarqué qu'à chaque fois qu'il doit se passer un évènement important (rendez-vous amoureux, professionnel, oral d'examen, rendu de document imprimé hyper important) soit :
- il pleut
- vous ne trouvez plus votre putain de robe noire qui vous rend super sexy
- vous vous rendez compte que le talon de vos Louboutin/Manolo/Sergio/Jimmy a foutu le camp
- vous n'arrivez pas à vous coiffer
- votre crayon khôl a décidé d'être aussi crémeux que de la chantilly
- votre mascara au contraire a décidé de sécher comme s'il revenait d'une cure intense d'UV à Ibiza
- votre imprimante ne marche plus

On appelle ça la Loi de Murphy, oui, ou loi de l'emmerdement maximum. Une théorie passionnante que je ne vais pas vous détailler en direct mais que vous pourrez lire ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Murphy

En gros, ça dit que quand vous faites la queue à une file d'attente, il y a de grandes chances pour que vous tombiez sur la plus longue (pareil pour la tartine qui tombe toujours du côté de la confiture, mais là y'a une question de gravité qui rentre apparemment en jeu).

Bon pour le coup, je tiens juste à dire que la Loi de Murphy ne m'a pas hanté jusqu'au bout. 1er entretien bouclé = 1er entretien réussi. Ca s'appellerait pas la chance du débutant...?

mercredi 3 février 2010

& les chansons qui...

Jsais pas vous, mais moi, la musique c'est un peu la bande son de ma vie (le premier qu'il dit qu'il s'en tape, je le... gifle ?!). Dès que j'enfile mes écouteurs, c'est comme si j'étais en plein court-métrage, les gens qui défilent en noir et blanc et moi qui marche cheveux au vent. Mais y'a un truc que je trouve aussi fantastique qu'insaisissable, c'est la capacité qu'ont certaines chansons à nous mettre dans un état pas possible.

Y'a le genre de chanson qui te rend super heureux, comme si ta vie ne se résumait qu'à elle. Pour moi c'est :




Y'a aussi le genre de chanson qui te donne envie de sortir la corde, et qui te fait t'imaginer que demain tu seras six pieds sous terre. Pour moi c'est :




Y'a aussi le genre de chanson qui te donne l'impression que c'est ta mère qui la murmure à ton oreille avant de te border comme si t'avais encore 2 ans et demi. Pour moi c'est :



Y'a aussi le genre de chanson qui te donne envie de danser devant ton miroir même si t'es encore en peignoir. Pour moi c'est :



La liste pourrait être très (trop) longue, alors jvais m'arrêter là...

mardi 2 février 2010

& la schizophrénie chronique.


Ca vous est jamais arrivé d'avoir envie de mener une autre vie ? Ouais genre "j'aurais voulu être un artiste pour tous les jours changer de peau". Bon je parle pas là de la maladie psychique du dédoublement de la personnalité et des troubles bipolaires (j'en connais pas mal d'ailleurs qui feraient bien d'aller se faire soigner). Juste que parfois, en soirée, oui, j'avoue, il m'arrive de me faire passer pour une autre. Par exemple, me faire appeler Elsa et prétendre être une psychologue de 26 ans (ça, c'était un jeudi soir sur le Vieux Port, lorsqu'une bande de jeunes en "Lacoste-Vuitton-casquette-le mix pas chouette" m'a accosté un soir de Halloween. Improbable, je sais. Pour le coup, eux, je pense même pas qu'ils s'étaient déguisés.) J'avoue, j'aime bien changer de prénom à chaque soirée, Elsa, Ava, Penelope, Lola (à Barcelone), Elena (été 2008), le dictionnaire des prénoms n'a plus de secrets pour moi. C'est un peu comme si révéler mon vrai prénom révélait d'un véritable don de soi, et je n'accorde ce privilège qu'à ceux que je considère comme "en valant la peine". Alors voilà, si tu me demandes l'heure à minuit passé et que tu poursuis en demandant mon prénom + mon 06, il se peut bien que je te réponde "Olivia, enchantée"... Et si tu lis ces lignes, tu te rendras compte que tout ça n'était qu'une supercherie. Sans rancune ?!

lundi 25 janvier 2010

& M.J.

Pour certains, M.J. = Michael Jackson, le roi de la pop. Pour moi, c'est plus Marc Jacobs, le roi du chic-choc. Le hasard fait que vous prenez vos billets pour Paris un mois avant le jour du départ, que vous croisez des gens qui vous disent que la soirée à l'Espace Pierre Cardin sera "the place to be", que vous appreniez que le Cha-Cha est fermé ce soir-là (alors que vous deviez vous y rendre) et voilà que vous vous retrouvez dans la soirée fashion du tout Paris, avec une interminable attente (et un pointage sévère à l'entrée) pour finalement vous faufiler à l'intérieur et vous retrouver face à Monsieur Marc Jacobs, actuel directeur artistique de Louis Vuitton. C'est pas comme si j'ADORAIS son parfum Essence, son sens du casual chic, sa sobriété new-yorkaise mêlée à la classe parisienne. Et pour ne rien gâcher, l'homme est humble au possible, souriant et disponible. Vêtu d'un simple tee shirt noir, d'un bermuda façon treillis légèrement pailleté, et aussi beau qu'en photo, il nous ferait presque oublier qu'il côtoie les plus grands. Alors j'avoue, sa simplicité et sa gentillesse me donnent envie de claquer mon PEL dans toute sa collection (accessoires compris).

C'est décidé : I MARC .

(Cet article n'est pas sponsorisé, ndlr.)

lundi 18 janvier 2010

& le romantisme anglais du XIXe siècle

Finis les apéros rosé-glaçons en terrasse de l'été, l'hiver fait place à la sacro-sainte séance de cinéma, de préférence en soirée. Je dois préciser avant tout que les salles de cinéma marseillaises ont le don d'avoir une clim' réversible qui fonctionne à merveille. Heureusement, parce qu'à Marseille, avant le jeudi soir, la vie nocturne est aussi plate qu'un brushing de Charlotte York. Ni une ni deux, après la monotonie légendaire du dimanche soir, place au ciné du lundi soir. Et un film nian-nian romantico tragique qui attire mon attention :

Bright Star

Le scénario n'a rien de palpitant, mais la poésie et l'esthétique qui se dégagent des premières images du film m'ont suffi pour avoir envie de payer 8€ ma place de cinéma (dans le quartier le plus "huppé" de Marseille -paraît-il-, sans vouloir citer de nom...) Bon, j'avoue, le charme de l'acteur principal Ben Whishaw y était aussi certainement pour quelque chose...

Bref, après avoir vu ce film, une question me brûle les lèvres : était-on plus romantique au 19e siècle ? N'y a t-il que les poètes qui peuvent tomber amoureux passionnément d'une femme sans jamais l'avoir dans leur lit ?

Tout début / complément de réponse / témoignage sera le bienvenu (et en plus, vous n'aurez même pas besoin d'envoyer un sms surtaxé ou de payer 2€ la minute d'appel vers un 0800...)

dimanche 17 janvier 2010

& les dimanches inutiles.

A quoi ça sert, concrètement, le dimanche ? Y'a déjà le débat sans fin : "le dimanche c'est le premier ou le dernier jour de la semaine" ? Ensuite, y'a le fait que "samedi soir" rime avec "fièvre", et dimanche après-midi avec "gueule de bois". D'où la déprime dominicale, la dépression avant la reprise de la semaine. Le dimanche est un jour entre parenthèses, un espace temps qui défile plus vite que les autres, comme figé dans l'espace, comme une vieille cassette qui grésille et qui serait lue avec le bouton bloqué sur avance rapide.

Comme un verre d'Efferalgan, un passage obligé au goût amer, qui nous fait faire la grimace rien qu'en y pensant.

Vivement lundi...?!